Du cœur de l’Amazonie Péruvienne. Dernière étape. Février 2010

Iquitos, Pérou, dernière escale de ma remontée de l’Amazone en bateau. De l’Atlantique jusqu’au dernier port tout à l’autre bout, tout à l’ouest. Du soleil levant au soleil couchant à travers la forêt de l’Amazone et ses immenses étendues d’eau. Couchers de soleil sur l’Amazone, reine des rivières, pendant un mois.

La traversée est superbe, tant pour la beauté majestueuse de la nature, sa grandeur et son étendue, son pouvoir, que par ce que le voyage en soit représente tout spirituellement qu’humainement, un voyage de rencontres et de découvertes, de partages et d’amours.

Je sais depuis toujours qu’avec le rire et un sourire sincère plein de la joie d’un enfant, les yeux brillants remplis des rayons du soleil… et les gens immédiatement se branchent. Les divertir, mais aussi les écouter. Chacun à sa propre histoire, sa propre quête, ses propres douleurs. Depuis bien des années, je motive les gens à faire leur propre choix et à vivre leur propre vie. Ils me confient leurs peines, leurs malheurs, leurs besoins et je les guide à tout guérir et à faire place pour le prochain pas, le départ vers une nouvelle étape du voyage intérieur. On est les meilleurs amis pendant quelques jours, on partage certains trajets et aventures, et on se sépare au coin d’une rue, en descendant d’un taxi ou du bus. « Je t’envois un mail ! » Je ne sais pas pourquoi je fais les choses comme ça, je suis mon cœur tout simplement et je le laisse me guider.

J’ai appris beaucoup de choses sur le Brésil. Je me débrouille pas mal en portugais, assez pour les faire rire et me parler d’eux. Leur façon de se comporter envers les autres est sacrement bizarre et peu respectueuse d’autrui au premier abord. On bouscule tout le monde, comme s’ils étaient invisibles… On agit d’une manière totalement égocentrique… Mais bon, on fait avec, on adapte. Personnellement, je les trouve très agréables, une fois le premier contact établi. Je n’ai fait que des amis, et beaucoup.

Les bateaux offrent un confort proche du nul. Il y a beaucoup trop de passagers et les hamacs sont placés les uns sur les autres, entrecroisés… Impossible de dormir correctement avec un cul sur le nez et deux petites grosses qui t’écrasent entre elles. Une autre en dessous, ou bien les valises qui te marquent le dos. Mais malgré ces conditions, on arrive à se faire sa petite place, à partager et rire avec nos voisins du moment, et on finit par en faire des amis aussi. Et puis, on se fait des copains de fêtes. Souvent je fais la fête avec les locaux et les Brésiliens, et puis ensuite je fais la fête avec les gringos. On a assez de nuits à se partager pour passer de bons moments et boire quelques bières. On ne dort pas toujours beaucoup ni trop bien. On fait de l’ennui son ennemi et on a bien de bons moments.

De tout cela, ce qui compte tout particulièrement, c’est ce moment spirituel en plein milieu de cette immensité naturelle et les rencontres de chacun, leurs histoires, leurs conversations et leur gentillesse.

Merci donc tous et toutes, amis pour la vie et compagnons du voyage, Si vous n’aviez pas été là, il aurait fallu vous inventer.

Love à tous… Amor Sempre.

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