Voyage 2009-2010 – 10 Mois au Brésil, Pérou et Bolivie

Je me suis préparé un voyage bien spécial et je crois que je vais vraiment avoir un voyage bien sympa, rencontrer des gens vraiment uniques, amoureux de la nature et de la vie simple et agréable. Un voyage pas comme les autres, comme je n’en ai jamais fait. 10 mois de vie à la campagne dans des fermes isolées, des domaines en auto gestion sous la tutelle d’européens, français, belges, anglais et de nationaux totalement intégrés dans leur univers amazonien.

Travailler dans une ferme bio quelques heures par jour pour gîte et couvert – cuisine végétarienne et bio. On demande aux volontaires de travailler le matin. Ceux qui le désirent profitent de leur après-midi à leur guise, ou bien continuent à mettre la main à la pâte. Au Brésil, la fazenda où je vais travailler possède quelques chevaux qui n’attendent que l’arrivée de ceux qui veulent bien les cajoler un peu. Je pense que je vais me faire des amis en tout genre. Peut-être vais-je galoper dans les sentiers de l’Amazonie?

L’idée de remonter l’Amazone en bateau de passagers me taquine depuis mon retour de l’Inde et je vais m’offrir mon petit mois de vacances. Passer des journées entières dans le hamac sur le pont du bateau navigant au son de la musique brésilienne à tout volume, sur un fleuve gigantesque au milieu du poumon de la planète. On m’a parlé de petits villages d’Indiens dans une réserve que l’on peut rejoindre en bateau ou sur terre battue, un peu plus loin des sentiers battus. On y trouve des gens très hospitaliers et généreux. Comme j’ai le temps, je vais donc remonter un affluent majeur de l’Amazone, la rivière Tapajos, à partir de la ville de Santarem, vers l’intérieur de la forêt pour une semaine ou deux. Puis retour sur le grand fleuve vers le Pérou.

Le bateau arrive dans une ville frontalière de trois pays : Brésil, Pérou, Colombie, en plein cœur de la jungle. Moi, je choisis d’aller vers le Pérou. Encore une bonne semaine à naviguer et ensuite redescendre dans le sud. A quelques heures de marche du Machu Picchu, se trouve la ferme bio d’Andrew, un Anglais, qui m’attend avec joie. Pas souvent qu’un type de 52 ans vient ici pour deux mois ! En plus, un gars qui sait travailler dans la ferme ! Quand j’ai lu la description de son projet, je me suis immédiatement vu là-bas. Je vais apprendre à parler avec un accent Péruvien. J’adore. Et puis on va défricher quelques terres pour faire un nouveau potager.

Mais pour arriver chez Andrew, je vais avoir du boulot. Je dois traverser une bonne partie du pays et je pense organiser mon itinéraire lorsque le moment s’y prêtera, de même que mon passage en Bolivie et mon retour à Rio.

Pour la Bolivie, mon choix a été délicat. Comment choisir la ferme bio où je vais m’établir pour 6 à 7 semaines ? Chacune des 4 invitations que j’ai reçues sont toutes aussi attirantes l’une que l’autre, bien que toute unique en leur genre. Quatre expériences différentes… mais laquelle choisir ? J’ai décidé de m’installer près d’Apolo, dans un village d’indiens quechuas. Je n’ai simplement pas pu résister à leur charme.

Mon premier pas à Rio sera dans le jardin tropical d’un hôte à une vingtaine de kilomètres de Rio, où on m’offre un logis pendant une semaine. De là je vais rejoindre Salvador da Bahia par avion et me rendre à la fazenda après 400 kilomètres de bus, soit pas mal d’heures de transport. Le Brésil est énorme et les distances incroyables. Pour commencer ma remontée de l’Amazone, je dois prendre l’avion pour Belém à l’embouchure du fleuve ou alors passer plus de 50 heures en autobus. En fait, le coût du transport revient au même et l’avion est souvent la meilleure solution.

Le jour du départ est fixé pour le 5 novembre. Cette fois-ci, je n’emporte rien… pas de portables, pas d’appareil photo, juste 2 clés USB, l’une avec Linux – comme mon ordi portable – et l’autre avec un système d’applications portables sur Windows pour faire mes affaires sans laisser de traces au cybercafé…. Et puis un double des clés… Juste pour être sûr ! Un sac à dos avec presque rien si ce n’est une moustiquaire et un change de vêtements de travail. J’achèterai un hamac au Brésil… Je prends le strict minimum. Si j’ai besoin, j’achète sur place des trucs en solde et je donne une fois que c’est plus nécessaire. Pas question de me casser le dos !!

Alors pas de photos… pas de podcast… Qui sait quand je pourrai remettre à jour ce site !!

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