Mes dernières semaines en France pour un bon bout de temps…

Fin Avril 2011. Près de 5 mois en France et je sens le besoin de partir qui s’intensifie. On ne compte plus les semaines mais les jours. Je ne suis plus ni ici ni là. Le contraste entre ces 6 derniers mois et mon retour à la ferme du Brésil va être énorme.  En fait, rien ne sera ni pareil, ni similaire. Environnement joyeux, chaleureux, avec beaucoup de rencontre, ambiance polyglotte fréquente, nourriture superbe et environnement naturel très plaisant.

Six mois enfermé entre mes quatre murs à l’angle de la rue principale du village, concentré toute la journée sur des lectures de programmation et d’agriculture écologique, puis dans la programmation web pendant des mois. Un monde à des années lumières de cette petite ferme brésilienne, O chalet do Suiço. Curieux cette touche européenne du nom.

Je suis de plus en plus là-bas et de moins en moins ici. C’est toujours étrange ce sentiment d’être déjà parti quelques semaines avant le vol.

Je suis à peine sorti de mon antre.  Sauf quelques soirées avec un ami de l’équipe d’ouvriers d’espaces verts avec laquelle j’ai travaillé pendant un an. Un jeune home de 28 ans qui a une histoire, une ligne de la vie bien intéressante. Un homme courageux et qui fera des miracles s’il retrouve sa détermination. Il vit dans un monde un peu plus underground, alcool et drogues dures en tout genre.  Ca fait quelques mois qu’il suit un traitement pour gérer la dépendance.  Il a l’air en meilleure forme qu’il y a un ou deux ans.

Avec lui et son ami d’enfance, nous sommes allés en ville voir quelques uns de leurs amis underground. Et puis on a diné et jasé. Une ambiance qui m’a semblé bien bruyante. De plus, mes deux compagnons sont assez particuliers ensemble. C’est hyperactif, ça bouge très vite dans différentes directions. Ces soirées étaient comme une préparation à ma sortie éminente de mon antre. Désintoxication à petite dose de ma co-dépendance à l’électronique ! J’avais besoin de me sortir de ma tête et je lui avais demandé si on pouvait se retrouver. Il s’est vraiment bien occupé de moi. Un bon copain.

Ce séjour en terre natale a été intense et difficile parfois à gérer dû au stress énorme de ma situation d’hébergement. Cela n’était que temporaire mais le spectacle environnant a fini par m’attaquer le système nerveux. Bien à l’opposé de ce que je recherche normalement. J’avais aussi ma mission à reprendre concernant la santé de ma mère, à moindre échelle car la situation est trop structurée pour y injecter une solution rapide et efficace. Mais quand même… La dernière tentative ! Tout cela sans manquer de dramatisme, bien entendu.

Je trouve le secteur peut hospitalier pour moi.  Le pays en soi est superbe. Mon dieu que la nature est belle partout ! Mais le poids que je ressens sur tout mon être dans le quotidien est lourd à supporter.  Je ressens qu’il y a beaucoup d’intellectualisme et une certaine déconnection avec la réalité et nos besoins quotidiens. Nos désirs profonds, nos rêves. Beaucoup de superficialité et de clichés.

Mais je sais aussi que ma perception n’est que la mienne, en réponse à mon expérience personnelle. Je ne doute pas qu’il y a un peu partout des gens fantastiques, heureux et ouverts aux énergumènes un peu excentriques. Il faudra que je revienne faire du Wwoofing en France dans quelques années !

Le désir de repartir me hante maintenant. Il est temps de préparer mon sac et de m’assurer que tout ce que je devais faire est fait !

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Une réponse à Mes dernières semaines en France pour un bon bout de temps…

  1. lily_52 dit :

    Fabrice,

    Je reviens d’un voyage au Brésil. Mes pensées s’intercalent sur tes mots.
    J’attends de lire la suite de tes périples.

    Bon voyage!!